La Chine a lancé le premier missile anti-navire ultra-rapide au monde, baptisé « YJ-21 », capable de « frapper l’aigle »

Enfin, la Chine a lancé le « Eagle Strike 21 », également connu sous le nom de « YJ-21 ». Il s’agit du missile anti-navire hypersonique embarqué très attendu de la Chine. Il est actuellement exposé au salon aéronautique de Zhuhai.

YJ-21 est connu comme le premier missile balistique anti-navire au monde. Il était affiché à côté des deux missiles anti-navires air-sol Tianlei (TL). Il aurait été marqué ‘YJ-21E’, où le ‘E’ indique la variante d’exportation du missile.

Le YJ-21 est considéré comme l’une des armes les plus meurtrières de Chine, totalement cachée au public jusqu’à présent. En avril 2022, la marine de l’Armée populaire de libération (APL) a publié une vidéo montrant un croiseur de type 055 tirant un missile invisible qui était censé être le YJ-21.

D’après le clip vidéo, il est entendu que le missile avait un nez bi-conique et de petites ailettes, et ses gouvernes montrent qu’il ne s’agit pas d’un missile sol-air (SAM).

Navire Missile
Image à des fins de représentation uniquement.

Le YJ-21E semble être similaire en dimensions et en forme à celui tiré du croiseur Type 055 cette année en avril.

Si les spécifications concernant ses performances restent inconnues jusqu’à présent, son autonomie se situe entre 1000 et 1500 km. Selon le South China Morning Post, le missile anti-navire a une vitesse terminale de Mach 10, soit dix fois la vitesse du son.

Dans une vidéo publiée en avril, le YJ-21 semblait être lancé à froid depuis le système de lancement vertical (VLS) de la poupe (de type 055), ce qui nous indique que le missile a été envoyé depuis la cellule du lanceur avec du gaz avant le moteur enflammé.

Plus important encore, le YJ-21 ultra-rapide fait partie de l’arsenal chinois de missiles conçus exclusivement pour éliminer les porte-avions ennemis. Il a une trajectoire de vol imprévisible capable de pénétrer à travers le poste de pilotage d’un porte-avions et de l’éliminer très rapidement.

La Chine se concentre sur les missiles « porteurs-tueurs »
Pékin s’inquiète depuis longtemps des capacités des groupes de porte-avions américains à voyager dans le monde et à exercer une domination militaire sans précédent.

La marine américaine prévoit désormais de disposer d’une flotte de 12 porte-avions à propulsion nucléaire. Au contraire, la Chine compte trois porte-avions, tandis que le quatrième est actuellement en préparation.

Récemment, l’EurAsian Times a discuté de la capacité de détruire un porte-avions en tant que mission de la stratégie chinoise pour contrer les actions militaires américaines au large de la côte est du pays. Eurasian Time a signalé une plage cible dans le désert de Taklamakan. Les cibles ont été conçues précisément comme un porte-avions américain de classe Ford et deux destroyers de classe Arleigh Burke.

Les cibles ont été conçues pour que l’armée chinoise améliore ses attaques anti-navires avec des missiles terrestres Dong Feng-21D, également surnommés le « tueur de porte-avions », avec une portée d’environ 1 500 km.

La marine américaine ne dispose pas (pour le moment) d’un missile balistique anti-navire comme ceux exploités par la Chine. Le service s’associe désormais à l’armée américaine sur un système de missiles hypersoniques conventionnels Prompt Strike qui peut être lancé de manière transparente à partir de navires, de plates-formes sous-marines et de la terre.

Alors que les missiles de croisière Tomahawk Block Vb et Va déployés par l’US Navy ont un avantage en termes de portée, car les projectiles peuvent facilement engager des cibles à environ 1800 kilomètres, ils sont subsoniques et, par conséquent, plus faciles à intercepter à l’aide de systèmes avancés de défense aérienne.

Un rapport publié par le Service de recherche du Congrès américain sur les capacités navales de la Chine en mars 2022 a mis en évidence les préoccupations des hauts responsables militaires américains. Il a mentionné que le stock chinois de missiles balistiques anti-navires (ASBM) pourrait empêcher avec succès la marine américaine d’accéder à près de mille milles au large des côtes chinoises.

Références : Eurasian Times, Défense du Pakistan

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