Les frégates Belharra sont des navires qui ont été conçus pour l’exportation.

Athènes 24 mars 2022 (AFP), les trois frégates que la Grèce a achetées jeudi à Paris sont des navires spécifiquement destinés à l’exportation, et spécifiquement conçus pour combattre les conflits de haute intensité en haute mer.

Les frégates sont généralement considérées comme des navires destinés au combat naval et à l’escorte de navires importants, comme les sous-marins nucléaires ou les porte-avions.

Athènes a signé un accord avec Naval Group pour la construction de trois frégates Belharra, et d’une frégate supplémentaire, ainsi que pour leur soutien. Le contrat couvre également la livraison de torpilles MU90 ainsi que des contre-mesures contre les torpilles des ennemis, a annoncé la société dans un communiqué.

Belharra est le nom utilisé par Naval Group pour les marchés d’exportation de sa frégate de défense et d’intervention (FDI) pour laquelle il a été développé. Elles sont en effet plus petites, et sont conçues pour être moins chères que les frégates multimissions (FREMM) de l’industriel français.

Le processus a débuté en 2015.

En dehors de la Grèce, seule la Marine française a décidé d’en acquérir cinq au prix estimé de 3,8 milliards d’euros pour le remplacement des frégates furtives de la classe La Fayette.

Le premier Amiral Ronarc’h de Tsahal, dont les travaux de construction ont commencé, devrait être livré en 2024. La dernière des cinq frégates françaises devrait être livrée en 2030.

Les deux premières frégates grecques, construites sur le site de Naval Group à Lorient, devraient arriver en 2025 et la troisième l’année suivante.

Avec un poids de 4500 tonnes et une longueur hors tout de 122 mètres, l’IDF/Belharra compte 120 personnes dans son équipage et peut accueillir jusqu’à 150 passagers. Il peut transporter un hélicoptère ou un drone aérien, ainsi que des commandos dans leurs petites embarcations.

Hautement numérisé, c’est le premier navire dont la cybersécurité est intégrée dans la conception du programme selon le constructeur.

Selon le ministère français des Armées, on pense qu’elle sera particulièrement efficace dans la lutte anti-aérienne grâce au radar Sea Fire : contrairement au radar rotatif traditionnel, celui-ci a la même vue à 360 degrés, ce qui réduit la réponse à un véhicule volant à grande vitesse.

Les frégates destinées à la Grèce pourront lancer 32 missiles antiaériens Aster 30 à longue portée, tandis que celles destinées à la France pourront en lancer 16.

Pour se défendre contre les menaces sous-marines et de surface, elle est équipée d’un canon de 76 mm ainsi que de huit missiles antinavires Exocet, et est dotée de tubes lance-torpilles et d’un sonar.

Cependant, les prochaines FDI ne possèdent pas encore de missiles de croisière navals (NCM) ni de leurres anti-missiles ou de dispositifs de brouillage (lorsqu’ils en possèdent, les navires grecs sont équipés de ces leurres, ce qui pourrait constituer un risque pour la sécurité lors de confrontations dites de haute intensité.