L’industrie et les universités demandent instamment un objectif d’énergie renouvelable de 45 % ou plus d’ici 2030 pour l’UE

Les représentants d’un certain nombre d’associations européennes du secteur de l’énergie et d’universités ont publié une lettre commune, appelant à l’adoption d’un objectif européen de 45 % ou plus d’énergies renouvelables d’ici 2030 pour contrer la hausse des prix de l’énergie.

Illustration/Centrale à énergie marémotrice développée par la société suédoise Minesto (Avec l'aimable autorisation d'Ocean Energy Europe)
Illustration/Centrale à énergie marémotrice développée par la société suédoise Minesto (Avec l’aimable autorisation d’Ocean Energy Europe)

La lettre – signée par Rémi GruetPDG de Énergie océanique Europeet Walburga HemetsbergerPDG de SolarPower Europeentre autres – appelle à déploiement accéléré des énergies renouvelablesle jugeant critique pour l’indépendance de l’Europe vis-à-vis des énergies fossiles russes et le protection de ses citoyens et de ses économies contre la hausse rapide des prix de l’énergie.

Les signataires de la lettre appellent à une action immédiate pour accélérer la transition vers les énergies renouvelables, et la adoption d’un objectif européen de 45 % d’énergies renouvelables pour 2030 – ou plus – dans les négociations de la directive sur les énergies renouvelables (RED) III, car « primordiaux pour garantir que les citoyens et les entreprises européens ont accès à une énergie propre, sûre et abordable. »

Ils ont également souligné que l’objectif de 45 % a été proposé par la Commission européenne dans le cadre du REPowerEU réponse à la guerre pour atténuer la dépendance de l’Europe vis-à-vis du gaz russe, ajoutant que s’éloigner maintenant de l’objectif de 45 % saperait la solidarité européenne avec la résistance ukrainienne.

« Un objectif de 45 % rapprochera la production d’énergie des citoyens. Chaque pas loin des énergies fossiles aidera les Européens à reprendre le contrôle de leurs factures énergétiques. De plus, les chaînes de valeur des énergies renouvelables soutiendront une transition juste, avec des emplois locaux et pérennes. D’ici 2050, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) prévoit un minimum de 43 millions d’emplois dans le domaine des énergies renouvelables dans le monde », c’est indiqué dans la lettre.

Selon les organisations du secteur de l’énergie et les universitaires, il s’agit d’un moment clé pour renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe dans des secteurs clés et renforcer la résilience énergétique du continent.

« L’avenir des énergies renouvelables en Europe reposera sur des chaînes d’approvisionnement diversifiées à l’échelle mondiale, une fabrication nationale solide et un approvisionnement en amont. Garantir le niveau d’ambition nécessaire – un objectif minimum de 45 % – ouvre la voie à une économie résiliente et verte, au bénéfice de tous les Européens », lit la lettre.

Citant l’étude de l’Université LUT, les signataires de la lettre ont réitéré que 45% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030 – ou plus – est la voie la plus rentable pour atteindre la neutralité climatique en 2050.

Un objectif de 40 %, tel qu’approuvé actuellement par le Conseil de l’Union européenne, ne fera que retarder la transition énergétique, prolonger la dépendance de l’Europe vis-à-vis des importations d’énergies fossiles et alimenter davantage l’inflation, indique la lettre conjointe.

« Alors que REDIII traverse des trilogues, il est crucial que le Conseil fasse le bon choix pour notre peuple, notre sécurité et notre climat en soutenant un objectif de 45 % d’énergies renouvelables – ou plus – pour 2030 », ont conclu les signataires de la lettre.

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